
Vallée borgne et massif de l’Aigoual
Les 14 patrimoines à découvrir

Sainte-Croix - © Mémoire vivante
HistoireMétiers d'alors
Balise n° 14
Le village voyait passer au fil des saisons « le pelharot », ramasseur de peaux de lapins, le « cadiéraïre » qui fabriquait et réparait les chaises, l'« estamaïre » qui faisait fondre l'étain pour étamer les couverts. Un couple de colporteurs aux valises remplies de dentelles, mercerie et linge de maison élisait domicile à l'hôtel, le temps de sillonner à pied les campagnes environnantes. Autre figure emblématique de cette époque, le docteur Atger se rendait à cheval chez les malades éloignés. Afin de retenir le médecin, le conseil municipal, en 1920, lui avait voté une dotation annuelle de 350 francs.
Matériel du barbier - © Mémoire vivante
HistoirePolyvalence
Balise n° 15
La polyvalence était monnaie courante et si on allait au bistrot, ce n'était pas toujours pour y boire un coup mais aussi pour se faire raser ou couper les cheveux, ou pour la réparation de son vélo.
© Mémoire vivante
HistoireBoucher négociant
Balise n° 16
Le boucher local, qui était aussi négociant, assurait aussi l'abattage quand il avait le temps. Deux bouchers ambulants passaient tous les 15 jours au village.
© Mémoire vivante
HistoireLa vigne
Balise n° 17
À cette époque, tous les bancels étaient cultivés. Les vignes en occupaient une grande partie, en rangées bien alignées et bien entretenues au bigot. Le bigot, pioche à 2 becs, était l'outil favori du paysan pour le travail de ses terres. Il était régulièrement rechaussé c’est à dire rallongé par apport de métal à la forge par le maréchal ferrant. Au bord des murs étaient plantés des treilles et des « cabayous » (espaliers), afin de profiter du moindre carré de terre. Les raisins étaient récoltés pour faire le vin.
© Mémoire vivante
HistoireProcureur
Balise n° 18

Le mûrier - © Mémoire vivante
Savoir-faireDu mûrier à la soie
Balise n° 19
Toute maison à vocation agricole avait sa magnanerie, souvent tout un étage, où l'on élevait les vers à soie. Les mûriers, blancs ou noirs, procuraient la feuille, seule nourriture des chenilles jusqu'au stade du cocon. Ce dernier est un seul fil de soie qui enferme la chenille pendant son stade de chrysalide. Le papillon, à sa naissance, troue le cocon pour s'en évader. Pour l’utilisation en filature, la nymphe doit être étouffée afin que le fil ne soit pas coupé pour pouvoir être dévidé. Le travail dans la filature consiste à dévider les longs fils des cocons pour en faire des écheveaux de soie.
© Béatrice Galzin
EauUne source, cinq fontaines
Cette fontaine est l’une des cinq fontaines publiques de Saint-André, toutes alimentées par la même source (son eau est donc la même que celle de la Fontaine du Griffon). Avant l’installation de l’eau courante, elles étaient bien plus nombreuses sur ce côté du quai.
Le village de St André de Valborgne - Béatrice Galzin
ArchitectureLe village de St André de Valborgne
En se promenant le long des quais qui surplombent la rivière, les belles maisons bourgeoises de l’époque florissante de la soie se dévoilent encore. En cherchant un peu, d’anciennes filatures ou bâtiments industriels dédiés à la sériciculture se dessinent encore dans le paysage. Un peu plus bas, en face du château du XVIe, écoutez l’histoire racontée par Bernadette Lafont sur les épopées des camisards dans les années 1702. En remontant sur la place, désaltérez-vous à la fontaine et osez pousser la porte de l’église de l’époque romane (XIIe siècle)…
Saint-Roman de Tousque - OT des Cévennes au Mont Lozère
HistoireSaint-Roman de Tousque
Le village de St-Roman de Tousque, sur la commune de Moissac Vallée Française, doit son développement à sa situation sur la corniche des Cévennes qui favorisa l’essor du commerce. Aux 17e et 18e siècles, il rassemblait un grand nombre d’artisans et de commerçants. Pendant la guerre des Camisards, une compagnie des troupes royales y était établie. Le camisard Lafleur, accompagné de six hommes, vint y chanter des psaumes devant l’église. Les soldats croyant à une attaque par une grosse troupe se barricadèrent, ce qui permit aux camisards de mettre le feu à l’église. Le 19e siècle fut marqué par un certain nombre de commémorations du protestantisme.
C’est à St-Roman de Tousque, en 1885, lors du bicentenaire de la révocation de l’édit de Nantes, que fut chantée pour la première fois La Cévenole, l’hymne des Cévennes protestantes.
© Mémoire vivante
HistoireCasseur de pierres
Balise n° 9
Les déplacements se faisaient essentiellement à pied. Le vélo commençait à se populariser. Heureux celui qui rentrait sans crevaison, due aux< clous perdus par les sabots et les galoches. La plupart des voies de circulation étaient empierrées. Les Ponts et Chaussées, l'administration chargée de leur entretien, employait des jeunes pour sortir des galets de la rivière puis le cafetier/casseur de pierres pour les réduire en morceaux plus ou moins gros selon les besoins. Les chemins communaux, à la charge des municipalités, étaient entretenus pas les habitants riverains qui bénéficiaient d'un dégrèvement d'impôts locaux pour ces journées de prestations.
© Mémoire vivante
HistoireMontgolfière
Balise n° 10
La fête votive se déroulait en juillet, pendant 3 jours, le samedi à la placette, le dimanche rive gauche et le lundi au pied du village, afin que chaque café puisse en profiter. Elle était organisée par les conscrits, jeunes de 20 ans qui avaient passé le Conseil de Révision avant le départ au régiment. Les musiciens, souvent 2 ou 3 gars du pays, animaient le bal et la tournée des fougasses dans toute la commune. Le lâcher d'une petite montgolfière clôturait la fête.
Foire - © Mémoire vivante
HistoireCafé Gely et les foires
Balise n° 11
Il y avait 10 foires dans l'année, d'importance variable. Le village n'ayant pas de foirail, les animaux étaient répartis selon leur catégorie : ovins et caprins «au pied du village», porcelets sur les berges du Gardon. Les paysans traitaient leurs affaires dans les bistrots. Souvent, les femmes participaient aux « patches » (négociations commerciales) puis rentraient chez elles avec l'argent. Calixte Tinel achetait des chèvres à différents vendeurs. A la fin de la foire, il offrait des sucettes aux enfants qui l'aidaient à encaminer (guider) le troupeau hors du village. Les forains et jeux de foire (quilles cévenoles) s'étalaient le long de la route et sur la placette.
© Mémoire vivante
HistoireBrandade
Balise n° 12
Jusqu’à la fin du XIXe siècle, on séchait les aliments en les salant pour les conserver. La morue ou cabillaud est un poisson des mers du nord. Les pêcheurs de ces régions venaient s’approvisionner en sel sur les salins d’Aigues-Mortes, et troquaient leurs poissons contre du sel. La recette de la brandade de morue fut mise au point vers 1766. Elle consiste à effilocher la morue préalablement dessalée puis pochée, à ajouter de l’huile d’olive et à brandir le tout avec une cuillère en bois. « Brandir » en provençal signifie « remuer » d’où le nom de « brandade ».
Caïfa par Edith Bouvier - © Mémoire vivante
HistoireLe caïffa
Balise n° 13
Le Caïffa dépendait de la société « Au Planteur de Caïffa » qui initialement était un torréfacteur. Le gérant de la boutique parcourait la campagne avec sa carriole au nom de l'enseigne pour vendre ses produits.
Description
Une boucle entre vallées et cols qui saura vous procurer beaucoup de plaisirs mais qui demandera un certain effort pour passer les cols et rejoindre le col de Salidès.
Variante plus courte : On peut raccourcir en enlevant la boucle du Col de Salidès (du Pompidou et Bassurels, rejoindre directement St André Valborgne), ce qui ramène à une boucle entre la partie haute de la vallée borgne et celle de la vallée française.
- Départ : Ste Croix Vallée Française
- Arrivée : Ste Croix Vallée Française
- Communes traversées : Sainte-Croix-Vallée-Française, Molezon, Gabriac, Le Pompidou, Saint-André-de-Valborgne, Bassurels, Rousses, Saumane et Moissac-Vallée-Française
Météo
Profil altimétrique
Recommandations
Attention au dénivelé positif.
Avant de vous engager sur un circuit, vérifiez qu'il est adapté à votre activité et à votre niveau. Respectez le code de la route et les autres usagers ; contrôlez votre vitesse et trajectoire. Faites en sorte d'être vus et, en groupe, privilégiez la file indienne. N'oubliez pas que le temps change vite en montagne. Pensez à emporter de l'eau en quantité suffisante. Bonne route !
Itinéraire non balisé
Lieux de renseignement
Office de tourisme Des Cévennes au mont-Lozère, Sainte-Croix-Vallée-Française
Mairie, 48110 Sainte-Croix-Vallée-Française
Les relais d'information sont des offices de tourisme ou sites partenaires du Parc national des Cévennes, qui ont pour mission l'information et la sensibilisation sur l'offre de découverte et d'animations ainsi que les règles à adopter en cœur de Parc.
Se renseigner pour les jours et horaires d'ouverture
Accès routiers et parkings
De St Jean du Gard, le mieux est de récupérer le tracé à St Roman de Tousque sur la Corniche des Cévennes D9.
De Florac, récupérer le tracé au Pompidou sur la Corniche des Cévennes D9.
Stationnement :
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