La tour du Canourgue
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La tour du Canourgue
Molezon

La tour du Canourgue

Architecture et village
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Le sentier chemine sur les traces des seigneurs de la tour du Canourgue, traversant les vestiges d'un ancien village fortifié dans lequel se mêlent histoire et architecture.

Les fouilles archéologiques entreprises à la tour du Canourgue ont permis de démontrer qu’il s’agissait du donjon d’un château vraisemblablement abandonné à la fin du XIVe siècle ou au début du XVe. Il s’y adossait, hors fortification, tout un ensemble d’habitat dont les ruines sont actuellement effacées par la végétation. Les castra médiévaux avaient une fonction de prestige et un rôle défensif : le castrum du Canourgue a-t-il dû se défendre un jour ? Des érudits évoquent depuis deux siècles la présence d’un réseau de “tours à signaux” destiné à assurer la sécurité des habitants. Le Canourgue a-t-il fonctionné ainsi ?


Les 10 patrimoines à découvrir
Paysage

Paysage

Balise n° 1
Depuis ce point d’observation, c’est essentiellement la partie la plus haute de la vallée Française que l’on peut découvrir. On remarque notamment, au fond de la vallée, le temple de Molezon et la tour de Biasses. Vers l’ouest, l’horizon est borné par un plateau calcaire : la can de l’Hospitalet. Ce petit causse marque l’une des avancées des mers du secondaire qui ont recouvert en grande partie le vieux massif schisteux des Cévennes.

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Histoire

Vallée Française

Anciennement “Val Francesque”, cette vallée est au centre d’un système de trois vallées cévenoles parallèles (vallée Longue au nord-est et vallée Borgne au sud). Une légende raconte que sous le commandement de Roland, preux de Charlemagne, cette vallée aurait résisté à l’invasion sarrazine et serait restée franque. D’autres hypothèses évoquent une vallée exemptée du paiement de certains impôts (vallée “franche”). Il semble plus vraisemblable que la vallée Française soit une avancée franque en Septimanie wisigothique (Ve-VIe siècles), à la suite des divisions qui suivirent l’éclatement de l’empire romain sous la pression des peuples dits “barbares” (Wisigoths, Ostrogoths, Francs, Burgondes…).

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Histoire

Aperçu sur la tour du Canourgue

Balise n° 2
Les désordres architecturaux dus à l’usure du temps autant qu’aux prélèvements de pierres ont bien failli avoir raison de cet impressionnant monument qui se dresse depuis des siècles à l’extrémité d’un promontoire rocheux. Les efforts de sauvegarde entrepris dans les années soixante par quelques bénévoles amoureux des Cévennes avaient permis de prolonger la vie de la tour sans pour cela la sauver définitivement. Le Parc national des Cévennes l’a achetée en 1990, procédant à sa restauration complète l’année suivante. Les chênes verts qui se trouvent à proximité de ce point cachent en partie un ensemble de terrasses, traces d’une ancienne activité agricole.

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Flore

Le chêne vert ou châtaignier

Dans la montée qui mène à la Tour du Canourgue, on remarque la nette dissymétrie des versants et sa répercussion sur la végétation et l'activité agricole. Sur le versant sud-ouest plus sec, rocheux et raide, le chêne vert domine. De l'autre côté de la vallée, une exposition nord-est plus fraîche et un profil de pente plus doux, s'accompagnant de sols plus profonds, favorisent le châtaignier.

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Architecture

Un four

Balise n° 9
Au débouché de l’escalier du côté de la vallée s’élevait un bâtiment partiellement en surplomb. Au sol, dans un emplacement taillé en creux, se trouve une meule de moulin (en grès) bloquée dans son socle par un assemblage de dallettes de schiste disposées de chant. Il s’agit probablement d’un ré-emploi comme sole de four mais les recherches n’ont pas permis d’y voir une destination très claire : four à pain ? four destiné à d’autres usages ?

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Architecture

Architecture de la tour

Balise n° 10
Sur la façade, outre des meurtrières et une fenêtre, s’ouvre une série de deux fois deux trous : emplacement probable d’une galerie en bois (hourd) construite en encorbellement pour surplomber l’accès. A l’intérieur, au premier étage, la taille des ouvertures laisse à penser qu’il s’agissait, malgré un espace restreint, d’un lieu d’habitation (l’étage « noble »). Au dernier niveau, le départ de la voûte est souligné par une corniche décorative, exacte réplique de celle aménagée dans le donjon de la Garde-Guérin. Le toit à deux pentes correspond au modèle le plus fréquent pour ce type d’édifice. La tour crénelée en terrasse est une mode de restauration de la fin du XIXe siècle (Romantisme).

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Histoire

Abandon du site

Le site est abandonné au XIVe siècle, période de troubles généralisés : guerre de Cent Ans, peste noire, famine, affaiblissement démographique, désertion des hameaux… Le paysage lui-même retranscrit ce reflux du peuplement de la campagne française : de larges étendues défrichées et cultivées sont abandonnées et reconquises par la forêt. Mais à la fin du XIVe siècle, un mouvement inverse s’amorce et se traduit en particulier par une recherche d’habitat plus confortable, d’accès plus facile, où le caractère défensif du site n’est plus un critère incontournable. C’est à cette époque que le château du Canourgue et celui de Calberte sont abandonnés.
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Histoire

Revenus de la terre et redevances

Balise n° 8
Les seigneurs du Canourgue devaient vivre des revenus de leurs terres c’est à dire des redevances versées par les paysans qui cultivaient les terres du domaine. Ces redevances étaient surtout perçues en nature : châtaignes, seigle (cultivé sous les châtaigniers), fruits (noix, prunes...), en vin (peu) et produits de l’élevage (essentiellement du porc). Une fois l’an, à date fixe, ces paysans qui vivaient dans les différents mas de la vallée passaient ici pour apporter les redevances dues. Certains d’entre eux cultivaient les terrasses proches du château et habitaient (parmi d’autres corps de métiers) le village construit à ses pieds.
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Histoire

Hypothèse de la tour à signaux

La tour du Canourgue est présentée parfois comme une “tour à signaux” sur le modèle des tours situées près du littoral qui permettaient de surveiller l’éventuelle arrivée des “Barbaresques”. Cette sorte de « phare » permettait de communiquer par le moyen de feux. Un tel dispositif supposait une organisation commune et une solidarité entre les seigneuries. Ce n’est pas exactement le cas de figure le plus fréquent dans les Cévennes entre les XIe et XIVe siècles où alliances, contre-alliances et conflits se succèdent. Si on a pu utiliser la tour du Canourgue pour émettre des signaux, ce n’est manifestement pas sa fonction première et cela n’est pas encore attesté par les textes.

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Architecture

Défendre et affirmer son autorité

Balise n° 7
À cet endroit se trouvait un bâtiment carré qui commandait l’accès à la tour. Entre l’escalier et la porte d’entrée de la tour, des murs en chicane et un corridor étroit, entrecoupé de portes, renforçaient la défense du donjon. La capacité défensive ne doit pas être surestimée : une dizaine de personnes pouvait assurément prendre le site... Bien qu’il s’agisse d’un ouvrage de défense, il permettait surtout aux seigneurs d’imposer leur autorité de manière symbolique. Mais il s’agit aussi d’une “demeure” seigneuriale. Sans connaissance précise pour la tour du Canourgue, mais en comparaison avec d’autres sites semblables on estime que 20 à 30 personnes vivaient à l’intérieur.

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Description

Après avoir passé un bois de chênes verts, le sentier permet de découvrir plusieurs panoramas qui s’ouvrent sur l’ensemble de la vallée Française. Il traverse ensuite les ruines d’un hameau et monte jusqu’au promontoire du donjon du Castrum de Canourgue (fin XIIe, début XIIIe). Après le fossé de défense, il chemine sur les traces des bâtiments disparus… À l'intérieur du donjon sont reproduits des plans et scènes imagés de la vie médiévale.

Départ : Sur la D 983 entre Barre-des-Cévennes et Pont-Ravagers (Molezon)
Arrivée : Sur la D 983 entre Barre-des-Cévennes et Pont-Ravagers (Molezon)
Communes traversées : Molezon

Profil altimétrique


Recommandations

Sentier escarpé avec passages glissants par temps pluvieux. Veillez à tenir les enfants par la main.

Le contournement de la tour est dangereux : après le point 10, un demi-tour est conseillé pour rejoindre le point 11.

Les randonnées équestre et à VTT ne sont pas autorisées ou adaptées sur les sentiers d'interprétation.

En coeur de parc
Le Parc national est un territoire naturel, ouvert à tous, mais soumis à une réglementation qu’il est utile de connaître pour préparer son séjour

Lieux de renseignement

Centre d'info Le Pompidou

La poste, 48400 Le Pompidou

cipnc@orange.fr

04 66 60 31 26

Les relais d'information sont des partenaires du Parc national des Cévennes, qui ont pour mission l'information et la sensibilisation sur l'offre de découverte et d'animation ainsi que les règles à adopter en cœur de Parc. 

En savoir plus

Accès routiers et parkings

D 993 entre Pont-Ravagers et Barre-des-Cévennes

Stationnement :

Parking de part et d'autres sur la D 983

Source

Parc national des Cévenneshttp://www.cevennes-parcnational.fr/

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