GR® 68, Tour du Mont Lozère
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GR® 68, Tour du Mont Lozère
Villefort

GR® 68, Tour du Mont Lozère

Architecture et village
Causses et Cévennes / UNESCO
Faune et flore
Histoire et culture
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115 km de chemin et 6 jours de randonnée à la découverte des chaos granitiques, ses habitants et des bergers du mont Lozère.
En famille, entre amis ou en solitaire, partez à la découverte des paysages du mont Lozère. Au milieu de terres contrastées, ce sentier vous dévoile de multiples éléments témoignant de l’activité agropastorale : drailles, bancels, fermes, paysages ouverts, transhumants, moutons… Vous empruntez d’anciens chemins muletiers, aujourd’hui délaissés pour des routes plus confortables ; vous croisez des clochers de tourmente, témoins d’un passé où les hivers rigoureux coupaient les villages de tout contact humain. C’est un pays solitaire de landes, de granites, mais un pays d’accueil, authentique, où la porte demeure entrouverte.

Les 23 patrimoines à découvrir
Tradition

Foires de Villefort

Depuis 1511, le marché de Villefort se tient le jeudi matin. Au début du XIXe siècle, jusqu'à quatorze foires s’y succèdent dans l'année. Pour être autorisés à s’y rendre, les enfants doivent aller à la messe à la chapelle Saint-Loup-et-Saint-Roch. La grande réputation de ces foires attire une foule importante. Celle du 14 septembre est l'une des plus impressionnantes, les nombreux bovins encombrant de toute leur masse les places et les rues du village. Villefort est aujourd'hui également animé par ses brocantes et ses marchés artisanaux.

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Histoire

Cubières

Village aux origines lointaines qui tire son nom (cubereis) du minéral de cuivre que les Gallo-Romains exploitaient ici. Au moyen âge, sous la protection des seigneurs, les villageois étaient tenus de moudre la farine au moulin puis de cuire le pain dans le four banal, four à usage collectif, propriété dudit seigneur du Tournel. Moyennant quoi, une taxe appelée le « ban » lui était versée. Ce droit féodal fut aboli à la Révolution mais l'adjectif « banal » est resté, le four aussi, devenu alors le four du village, tout simplement.
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Géologie

Le Rieutord

Ici coule le ruisseau du Rieutord qui rejoint l'Altier, affluent du Chassezac. Les géologues amateurs comprendront qu'ils se trouvent ici sur une limite entre la poche calcaire à droite , le schiste à gauche et le granite au sommet. Trois roches qui conditionnent le paysage et son couvert végétal. Le calcaire est un souvenir maritime jurassique. Le schiste, formé à chaud dans une profondeur terrestre considérable, fut soulevé jusqu'en surface par des séismes du quaternaire. Le granite, ce magma monté de plus bas encore, s'est frayé un chemin dans le schiste pour se hisser à la surface du mont Lozère.
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Histoire

Les coubles

Vous êtes à la croisée des chemins dont l'un est l'ancien chemin de Mende à Villefort, détaché de la route des Arvènes (la Régordane) au niveau de la Maloutière (sortie de Villefort). Combien de coubles, convois d'au moins 6 mulets bâtés, répandant le son de leurs grelots, sont passés par ici pendant des siècles ! Les muletiers, qui passaient en caravanes, animaient le village et donnaient à Cubières un air de prospérité. La rue du village, alors très marchande, alignait ses auberges et ses échoppes.

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Géologie

Puechs d'Allègre et de Mariette

Balise  n° 2
Ces excentricités naturelles, aux formes généreuses, rappellent à certains des attributs féminins. Furent-ils à l’origine d’un culte de la fécondité, et associés aux menhirs et à leur silhouette phallique ? D’après une légende, c’est Gargantua qui aurait donné naissance aux puechs en décrottant ses sabots. Géologiquement, la cham des Bondons appartient au causse de Sauveterre auquel elle est rattachée par le col de Montmirat. La cham, calcaire, repose sur le socle granitique du mont Lozère offrant des paysages remarquables, notamment l’Eschino d’Aze évoquant le « dos d’un âne » et les puechs, buttes aux marnes noires truffées de fossiles.

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Archéologie

Dolmen des Combes

Balise n° 3
Parmi les monuments mégalithiques, les dolmens sont mieux connus que les menhirs. Ils sont liés à des pratiques funéraires à partir de -3 500 ans (fin du néolithique) jusqu’à -200 ans avant J.-C. Dans ces sépultures collectives, les morts sont déposés avec quelques objets personnels. Les pratiques funéraires offrent de précieux indices sur les croyances et l’organisation d’une société ancienne. Ces monuments sont souvent positionnés dans des endroits dominants, rappelant certainement aux vivants le souvenir des anciens. Le dolmen des Combes, à chambre simple, a été réemployé à l’âge du bronze comme en témoignent les restes d’une incinération retrouvés lors de sa fouille.

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Paysage

Panorama

Balise n° 4

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Archéologie

Chabusse

Balise n° 5
Après une brutale rupture de pente, le replat de Chabusse avec ses trois beaux menhirs et un quatrième, modeste et incomplet, porte des traces d’occupations successives. Le docteur Charles Morel qui publie en 1940 le premier inventaire des menhirs de la cham des Bondons, rapporte qu’une grande hache en granit poli a été trouvée ici. Cet élément et d’autres, découverts plus récemment (silex taillés, pointes de flèches, grattoirs …), confirment une occupation humaine contemporaine des menhirs. Sur ce même site, la fouille de deux tumuli a livré des restes d’inhumations multiples et/ou d’ensevelissements d’os, associés à des objets dont la datation va de l’âge du bronze au début de l’occupation romaine.

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Géologie

Mines et menhirs

Balise n° 6
La région est parsemée de failles responsables de la présence de minerais. Localement, on trouve plus particulièrement de la barytine mais aussi du zinc et du plomb argentifère. Des analyses scientifiques, faites au niveau des tourbières, attestent une exploitation du plomb voici 2 500 ans, puis à nouveau mille ans plus tard. Récemment, un gisement d’uranium a été exploité sur la commune des Bondons. La présence de menhirs juste au-dessus du filon a conduit certains à associer mégalithisme et tellurisme, sans que cela ne soit prouvé scientifiquement. Des recherches récentes prouvent que le choix d’implantation des menhirs est principalement lié à l’organisation territoriale de la fin du néolithique. 

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Histoire

Inscription mystérieuse

Transcription du texte gravé sur une façade des Combettes.
QUIDQUID AGAS, PRUDENTI AGAS, RESPICE FINEM
NON TAM PROFOND FIT VIR QUIN HUNC PALAN SIT
On peut traduire « Quoi que tu fasses, fais-le prudemment, regarde la fin. L'homme ne fait rien de si secret qui ne soit un jour révélé »

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Architecture

Le manoir d'Issenges

Construit à partir de 1624, cette maison forte illustre un type de domaine rural seigneurial hérité du Moyen Age. L'ensemble est constitué de trois corps de bâtiments : le corps principal de plan presque carré et deux ailes longues et basses de communs qui enserrent une cour close, ouverte vers l'est sur le jardin. L'entrée s'effectue par un porche voûté, situé à l'angle sud du corps principal. Ce dernier devait présenter quatre échauguettes d'angle, une tour hors-œuvre au centre contenant l'escalier à vis et une entrée couronnée d'un fronton. Cet aspect fortifié était renforcé par les bouches à feu et un chemin de ronde ou, du moins, une bretèche au-dessus de la porte d'entrée. Il n'en reste aujourd'hui qu'un corbeau. Les échauguettes ont été démolies et la tour centrale rabaissée. Les fenêtres à meneaux ont été conservées. Une pierre porte la date de 1624.

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Pastoralisme

La draille de la Margeride

La montée vers Issenges emprunte la draille de la Margeride. Une draille est un chemin emprunté par les troupeaux ovins pour la transhumance : montée vers les hauts pâturages en juin et redescente début septembre.

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Histoire

Histoire d'un transhumant

"Je transhumais jusqu'en Margeride. Moi, je suis de là-haut. Quand j'étais gosse, on était nombreux dans la famille et quand on voyait passer un transhumant, mon père me disait: un jour, il faudra que tu partes avec un berger.... Je suis parti et je suis devenu transhumant. La première étape c'était Bonperrier. Après on mangeait à l'Hospitalet et on descendait faire étape à Florac. Je montais avec 4 000 bêtes".

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Faune

Le castor (Castor Fiber)

Les parties calmes et profondes du Tarn sont propices à l'installation du castor européen qui vit dans un terrier creusé dans les berges de la rivière. Il est essentiellement végétarien, la base de son alimentation étant la cellulose. Il se nourrit de jeunes pousses, d'écorce, de plantes aquatiques ou de feuillage abondant dans la ripisylve. Il est ainsi utile à la régulation du boisement des berges qui facilite le développement de la faune et de la flore du bord de la rivière. Contrairement à son cousin canadien il ne créait pas de barrage sur les cours d’eau de notre territoire.

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Paysage

Sommet du L'Empezou

Le Lempézou est la montagne qui domine Florac et la vallée du Tarnon. Depuis le col du même nom, on peut rejoindre le sommet par un sentier. Une vue panoramique sur les trois vallées (Tarn, Tarnon, Mimente) permet de mieux comprendre l'hydrographie locale.

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Histoire

Les Trois Fayards

Le site des Trois Fayards (Les Trois Hêtres, Los Tres Faus en occitan), progressivement caché par la forêt de résineux plantée en 1909, après que les trois vieux hêtres aient été coupés par les forestiers, a été redécouvert en 2001. 

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Pastoralisme

La draille du Languedoc

Cette draille appelée « la languedocienne » a vu passer des dizaines de milliers de moutons venus de nombreuses drailles du midi et se regroupant petit à petit pour rejoindre le plateau du mont Lozère en estive. La couverture végétale, pâturée et piétinée par tant de moutons, ne repoussait pas... Quelques troupeaux et quelques bergers perpétuent la tradition. D'autres troupeaux sont amenés en camion jusqu'à leur lieu d'estive.

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Flore

La forêt domaniale du Bougès

Elle couvre une superficie d'environ 3 300 hectares. Le reboisement a été effectué entre 1880 et 1925, au début de la déprise agricole, pour lutter contre l'érosion due au surpâturage. L'ONF gère cette forêt aujourd'hui, en priorité dans le but de protéger les différentes espèces forestières et les écosystèmes, mais aussi dans un but de production. Cette forêt est constituées de différentes essences dont l’épicéa, le sapin pectiné, le mélèze, le pin Laricio. Une faune variée habite la forêt (cervidés, sangliers, rapaces). Quelques grands tétras réintroduits par le PNC vivent dans ces grands espaces. (Julie Hugon)

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Histoire

Gourdouze

Au XIVe siècle, ce village fut un prieuré qui dépendait de la paroisse de Castagnols. Un incendie brûla tous les toits de chaume du village en 1906. Racheté en partie dans les années 1960 par un particulier qui l'a profondément modifié, il est devenu propriété du Parc national des Cévennes qui rétrocède 250 hectares à une coopérative d'éleveurs du mont Lozère : ainsi, les troupeaux entretiennent l'espace. Cette coopérative gère 1 200 hectares sur mas Camargues et Gourdouze. Ces hautes terres accueillent des troupeaux ovins et bovins, du 15 mai au 15 novembre.

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Savoir-faire

L'écobuage

Cette technique consiste à débroussailler par le feu : le feu est utilisé pour se débarrasser du genêt, notamment là où le girobroyeur ne peut pas passer. L'écobuage se pratique tous les 4 ou 5 ans sur l'espace choisi par l'agriculteur. Sur de grandes surfaces, il est contrôlé par les sapeurs pompiers. Au XIXe siècle, 100 000 moutons transhumants se joignaient aux troupeaux du plateau, ne laissant place à aucun genêt. Dès que les prés ne sont plus pâturés, le genêt s'installe, puis les arbustes et enfin la forêt. Les espaces ouverts sont dus au travail humain (défrichage) pour permettre aux troupeaux de pâturer les graminées. La pression pastorale empêche l'implantation spontanée d'arbustes et l'envahissement généralisé par la forêt.

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Agriculture

Essor du tourisme

Situé à un kilomètre au nord du bourg, le barrage de Villefort est mis en eau le 14 juillet 1964. Sa construction ouvre une alternative à l’agriculture. Les activités touristiques se développent : pêche, baignade ou sports nautiques. Le tourisme est également basé sur la richesse du patrimoine naturel du canton avec de nombreux itinéraires de randonnée, le canyoning dans les gorges du Chassezac, ou le ski dans les stations du mont Lozère...

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Histoire

Des temps troublés

Villefort a connu les guerres de religion aux XVIe et XVIIe siècles. En 1629, Henri de Rohan fait assiéger la ville. La rue de la Bourgade est incendiée par les Huguenots. Au XVIIe siècle, le bourg est ceint de murailles, qui sont démolies entre 1808 et 1813. Pendant la période révolutionnaire, des blasons rappelant l'Ancien Régime sont martelés, témoignage de la haine envers les seigneurs. Une croix sur la place du Portalet rappelle l’exécution en 1794 d’un prêtre réfractaire de Saint-Frézal-d'Albuges. La Première Guerre mondiale fait de nombreux morts. Pendant la seconde, Villefort est occupé par les Allemands. Cependant, un mouvement de résistance se crée sur le territoire où de nombreux maquis se développent.

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Histoire

Origines de Villefort

Au Moyen Âge, Villefort porte le nom de Villa Montisfortis, faisant peut-être référence à une ancienne exploitation agricole romaine. Le bourg est alors dominé par un château dont il ne reste plus rien aujourd'hui. Lieu stratégique de péage, ce castrum garde alors le chemin de Régordane depuis les hauteurs du Collet (sortie sud du bourg).

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Description

Toutes les informations sur l’itinéraire dans sa totalité sont sur le site monGR.fr de la Fédération française de la randonnée pédestre. Ref carte IGN 2739 OT.
Départ : Villefort
Arrivée : Villefort
Communes traversées : Villefort, Pourcharesses, Altier, Cubières, Cubiérettes, Mas-d'Orcières, Le Bleymard, Saint-Julien-du-Tournel, Chadenet, Lanuéjols, Saint-Étienne-du-Valdonnez, Les Bondons, Ispagnac, Bédouès, Florac, La Salle-Prunet, Le Pont-de-Montvert, Saint-Julien-d'Arpaon, Cassagnas, Saint-André-de-Lancize, Saint-Privat-de-Vallongue, Saint-Maurice-de-Ventalon, Vialas, Génolhac, Concoules, Ponteils-et-Brésis, Saint-André-Capcèze

Profil altimétrique


Recommandations

Attention, pour des raisons diverses, il peut y avoir une différence de balisage entre le mar-quage sur le terrain et le tracé du topoguide : merci de bien vouloir suivre le balisage sur le terrain. Adaptez votre équipement à la randonnée de plusieurs jours, mais aussi aux condi-tions météorologiques du jour. N'oubliez pas que le temps change vite en montagne. Pensez à emporter de l'eau en quantité suffisante, de bonnes chaussures et un chapeau. Refermez soigneusement clôtures et portillons. A l’approche des troupeaux de moutons, attention à la présence des chiens de protection, les patous. Le bivouac le long des GR en cœur du Parc national est réglementé, certains linéaires sont interdits.
En coeur de parc
Le Parc national est un territoire naturel, ouvert à tous, mais soumis à une réglementation qu’il est utile de connaître pour préparer son séjour

Lieux de renseignement

Office de tourisme Des Cévennes au mont Lozère, Le Pont-de-Montvert

le Quai, 48220 Le Pont de Montvert sud mont-Lozère

https://www.cevennes-montlozere.com/

info@cevennes-montlozere.com

04 66 45 81 94

Les relais d'information sont des offices de tourisme ou sites partenaires du Parc national des Cévennes, qui ont pour mission l'information et la sensibilisation sur l'offre de découverte et d'animations ainsi que les règles à adopter en cœur de Parc. 

Ouvert toute l'année (se renseigner pour les jours et horaires d'ouverture en période hivernale)
En savoir plus

Office de tourisme Mont-Lozère, Villefort

Place du Bosquet, 48800 Villefort

https://www.destination-montlozere.fr/

otmontlozere.villefort@gmail.com

04 66 46 87 30

Les relais d'information sont des offices de tourisme partenaires du Parc national des Cévennes, qui ont pour mission l'information et la sensibilisation sur l'offre de découverte et d'animation ainsi que les règles à adopter en cœur de Parc. Ouvert toute l'année

En savoir plus

Accès routiers et parkings

Villefort par la D 906 depuis Génolhac ou D 901 par Le Bleymard

Stationnement :

Villefort

Source

Comité départemental de la randonnée pédestre 48http://lozere.ffrandonnee.fr/
Fédération française de la randonnée pédestrehttps://www.ffrandonnee.fr/

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