
Grande Traversée du Massif Central en Gravel (Laubert - Blandas)
Élancez-vous à la découverte du Massif central : les monts et grands lacs du Morvan, les volcans d’Auvergne, le Parc National des Cévennes, les immenses plateaux des Grands Causses avant de rejoindre les plages de la Méditerranée !
Une véritable aventure sur chemins, sentiers et petites routes peu fréquentées, à partager entre amis, en famille ou en solo !
Les 37 patrimoines à découvrir

Le Tournel - © Nathalie Thomas
HistoireChâteau du Tournel
Un sentier d’interprétation guide le visiteur dans sa découverte de l’histoire du château et de la configuration de l’ancien village, aujourd’hui en ruines. Nul ne sait quel noble chevalier choisit un jour cette éminence bordée de ravins pour y établir son castrum. C’est en 1219 que le premier hommage pour le Tournel est rendu par Odilon Guérin à l’évêque et seigneur de Mende, Guillaume de Peyre.

PaysagePanorama
Sur ce piton rocheux dominant la vallée du Lot, fréquemment survolé par les circaètes Jean-le-Blanc, le site du Tournel exprime toute la force de sa position stratégique. Le paysage qui l’entoure a été lentement modelé par les activités des hommes et la dispersion de l’habitat a favorisé leur emprise sur la nature. Les croupes dénudées du mont Lozère sont maintenues par le pâturage des troupeaux de moutons transhumants. Les cultures occupent les dépressions fertiles et mécanisables, proches des villages.

Vue sur le mont Lozère et sur le château du Tournel - @ Guy Grégoire
PaysagePanorama
Au loin, les croupes dénudées du mont Lozère sont maintenues par le pâturage des troupeaux de moutons transhumants. Les cultures occupent les dépressions fertiles et mécanisables, proches des villages. Le pin sylvestre couvre de vastes espaces ayant remplacé le chêne sur le calcaire ou le hêtre sur sol siliceux. Avec le bouleau, ils reconquièrent les terres abandonnées. Conséquence de la déprise agricole, les genêts, se contentant de sols pauvres, forment de vastes landes mises à feu périodiquement par les agriculteurs. L’évolution de ce paysage se poursuit au gré du temps et des facteurs naturels et humains.

Bagnols-les-Bains - © Nathalie Thomas
HistoireBagnols-les-Bains
Près des sources du Lot, Bagnols-les-Bains est, depuis l'époque romaine, un lieu privilégié pour se détendre et retrouver la forme. Située à 900 mètres d'altitude, cette station climatique et thermale à dimension humaine dispose d'une source d'eau chaude qui jaillit de la montagne à une température de 41,5°C. Un lieu pour se ressourcer au cœur d’une nature préservée, en alternant activités de pleine nature et soins de remise en forme.

Le Pont-de-Monvert - A Majourel
HistoirePont-de-Montvert
Le Pont-de-Montvert est entièrement protestant à la fin du XVIe siècle. En 1702, pour une population globale de cinq cents habitants, le bourg compte seulement une trentaine d’anciens catholiques. En 1686, l’abbé du Chaila est nommé archiprêtre des Cévennes, inspecteur des missions et des chemins de traverses. Il s’approprie la maison de Jean André, notable protestant qui a refusé d’abjurer sa religion et pris le Désert. L’abbé du Chaila reconvertit la maison André en résidence administrative mais surtout en lieu de détention et d’interrogatoire.

Milieu naturelÉvolution naturelle hêtraie-chênaie
Balise n° 1
Ce terrain au relief pentu est constitué d’éboulis granitiques, ce qui l'a soustrait à la présence des troupeaux domestiques. Hêtres et châtaigniers y ont donc évolué naturellement, les seules interventions étant des coupes forestières pour le bois d’œuvre ou de chauffage. D'autres espèces sont associées à ce couvert forestier (noisetier, myrtille, fougère...) ainsi que des rochers couverts de mousses qui témoignent d’une humidité relative.
Buse variable - © Régis Descamps
PaysageVallée du Tarn et paysages marqués par l’homme
Balise n° 2
L’ouverture des paysages sur le Tarn offre un panorama grandiose. Les paysages sont profondément marqués par la présence de l’homme et de ses troupeaux. Pour contenir l’envahissement de la forêt et favoriser la pousse de l’herbe pour les troupeaux , l’agriculteur pratique l’écobuage (nettoyage par le feu courant). Cette opération est à renouveler régulièrement pour que le genêt purgatif ne reprenne pas le dessus. Sur le plateau, on trouve des prairies de fauche et, en bordure de parcelles, des frênes émondés (arbres dont les branches coupées servent de nourriture aux animaux en automne). Certains rapaces affectionnent ces espaces ouverts car la chasse aux rongeurs y est plus facile...
GéologieBoules de granite
Balise n° 4
Le granite, pierre de taille déjà vue dans le hameau, est une roche vulnérable à l’échelle des temps géologiques. Le travail d’altération de l’eau est facilité par les fractures qui découpent la roche. Elles proviennent des contraintes auxquelles le granite, monté sous forme de magma à la fin de l’ère primaire, a été soumis depuis son refroidissement. La rapidité de cette érosion a varié selon les climats. C’est ainsi que se sont dégagés des blocs de granite encore sains, formant des chaos particulièrement pittoresques lorsque l’arène (sable grossier) a disparu.
Source du Tarn - © Yannick Manche
EauLe Tarn
Le Tarn prend naissance à 1550 m d'altitude sous la crête du mont Lozère. Creusé d'abord dans le granite, il délimite le Bougès et le mont Lozère. Après Bédouès, il rencontre le Tarnon et peu à peu pénètre en terrain karstique dans lequel il s’aménage un lit de plus en plus profond. C'est à son point de confluence avec la Jonte, au Rozier, que le Tarn quitte le département de la Lozère.

coupe de bois - © Olivier Prohin
Savoir-faireScierie "Ets Fages"
En amont de Bédouès, on aperçoit une scierie qui produit du bois pour fabriquer principalement des caisses et des palettes. Elle produit également un peu de charpente. Aujourd'hui, le bois est valorisé de différentes manières par les entreprises forestières locales : énergie, pâte à papier, bois d’œuvre, caisserie ou construction.

Truite fario - © Philippe Baffie
FauneTruite fario (Salmo trutta fario)
Cette truite présente dans nos cours d'eau est une espèce autochtone. Cette souche fait partie de notre patrimoine. Sa taille varie en fonction de la nature de l'eau, de la pression de pêche et de la nature du fond (caches). L'été, elle chasse en eau vive et en surface et capture des insectes. L'hiver, elle mange des larves sur le fond. La reproduction commence dès le mois de novembre et s'étale durant l'hiver. La femelle pond sur un fond de gravier qu'elle creuse avec sa nageoire caudale. Le mâle y dépose sa laitance sur les œufs. Une fois fécondés, ceux-ci sont recouverts de gravier. La réussite de la reproduction dépend des variations de débit et surtout des risques d'assèchement des frayères par hiver sec.

Chèvre de race alpine - © Olivier Prohin AgricultureLa chèvrerie Gautier
Yolande et Christian gèrent une petite exploitation agricole qui proposent des fromages de chèvre fermier. C’est un produit typiquement cévenol. Le troupeau est constitué de 60 chèvres laitières de race alpine et tout le lait est transformé en fromage fermier sur place. De fin novembre jusqu’à fin avril, c’est la pause pour les chèvres, qui doivent nourrir leurs petits chevreaux !

Château d'Arigès - © com com Florac Sud Lozère
HistoireChâteau d’Arigès
Il apparaît à gauche, dans une trouée forestière. Il n’est, en 1658, qu’une métairie dont les maisons sont en ruines lorsque l’achète le seigneur d’Issenges. Il l’habitera dès 1688. Ce château sans doute plus confortable que la « maison carrée », est bâti dans un méandre du Tarn et entouré de terres riches prêtant bien aux cultures.

Castor au réfectoire - © Bruno Descaves
FauneLe castor (Castor Fiber)
Les parties calmes et profondes du Tarn sont propices à l'installation du castor européen qui vit dans un terrier creusé dans les berges de la rivière. Il est essentiellement végétarien, la base de son alimentation étant la cellulose. Il se nourrit de jeunes pousses, d'écorce, de plantes aquatiques ou de feuillage abondant dans la ripisylve. Il est ainsi utile à la régulation du boisement des berges qui facilite le développement de la faune et de la flore du bord de la rivière. Contrairement à son cousin canadien il ne créait pas de barrage sur les cours d’eau de notre territoire.

GéologieL'eau ferrugineuse de Salce
Après un petit détour du hameau de Salièges jusqu'auTarn, on trouve une source d'eau ferrugineuse. On a longtemps attribué à cette eau, riche en ion Fe2+, rendu célèbre par le sketch du comédien Bourvil, le mérite de prévenir (ou guérir) l'alcoolisme.Elle apporterait le fer qui vient habituellement d'une consommation régulière d’alcool. Un léger bâti signale la source de Salce (chemin balisé l'indiquant depuis Salièges), ainsi que des colorations rouges dues à la présence d'oxyde de fer que l'on retrouve à de nombreux contacts entre schiste et calcaire.

Chevet de l'église d'Ispagnac - cevennes-gorges-du-tarn
ArchitectureL’église d’Ispagnac
L’église Saint-Pierre d’Ispagnac est un des plus beaux exemples d’architecture romane en Gévaudan. Datant du XIIe siècle, elle est dédiée à Saint-Pierre et Saint-Paul. D’une architecture très sobre sur la façade extérieure, avec un portail simple à trois voussures en plein-cintre surmonté d’une rose qui éclaire la nef, l’ensemble paraît massif. Mais une fois à l’intérieur, vous découvrirez une architecture simple et aérée. Un son et lumière vous invite à la découverte. Afin d’apprécier au mieux cette architecture, il vous faut sortir de l’édifice et le contourner pour découvrir le chevet et le décor qui le compose.
Le Pont de Ste-Enimie - © OTGCC nc
HistoireLe pont
Enfin un pont sur le Tarn !
Au XIIIe siècle, les moines bénédictins de Sainte-Enimie édifièrent un pont en remplacement du gué ou peut-être d’une construction précaire. Sainte-Enimie fut ainsi reliée au causse Méjean où la communauté Bénédictine possédait des terres. Le commerce et les échanges avec le Bas-Languedoc (laine, tissage, vin) prirent un essor considérable. La bourgade s’imposa alors sur un grand axe de pèlerinage reliant le Puy-en-Velay à Aniane par Saint-Guilhem-le-Désert. Autant de ponts praticables avec des chars ou autres moyens de locomotion imposants étaient rares au Moyen Âge dans cette partie du Gévaudan. Ces moines étaient de véritables visionnaires, car aujourd’hui, ce pont est le seul accès au Méjean autorisé à partir des gorges du Tarn pour les bus et camions de plus 19 tonnes (D986 reliant Mende à Meyrueis).
Le pin sylvestre - OT Gorges du Tarn Causses & Cévennes nc
Milieu naturelLe pin sylvestre
Le pin sylvestre est l'essence naturelle principale des Grands Causses, adaptée au sol peu fertile. Vous le reconnaîtrez à son écorce brun rougeâtre à ocre saumoné sur sa partie supérieure, ses aiguilles sont courtes et groupées par deux. Rustique, il ne craint pas les changements climatiques. Essence pionnière, il colonise les terres abandonnées.

Adonis vernalis - © Bruno Descaves
FloreAdonis vernalis (Adonis du printemps)
Même si cette renoncule semble abondante, elle est devenue rare et se limite à quelques stations en France (Causses, Alsace et sud-est de l'Europe). Elle s'observe en avril - mai dans la végétation steppique . Cette plante est protégée, photographiez-la mais ne la cueillez surtout pas ! Elle sécrète par ses racines une substance qui a tendance à limiter le développement des plantes autour d'elle, et plus particulièrement efficace sur les Fabacées.

Troupeau au sommet de l'Aigoual - © Nathalie Thomas
FloreSommet de l'Aigoual
À 1 565 m d’altitude ici, le climat est rude : les conditions sont les mêmes qu’à 2 000 m ailleurs, avec seulement quatre mois « hors gel ». Le vent est supérieur à 60 km/h 265 jours par an, et la température moyenne annuelle est de 4,8°C. Les arbres n’ont pas le temps d’accomplir l’ensemble de leur cycle vital. On retrouve donc ici les formations végétales des zones de montagne : celles des pelouses à caractère subalpin.

Tempus fugit (Fiona Paterson, Donald Buglass) - © Natacha Maltaverne
HistoireTempus fugit (F.Paterson, D.Buglass)
Le temps fuit, la conscience crie, la mort menace, le ciel sollicite, l’enfer gronde et l’homme dort. Ici les effets du temps et des éléments naturels transforment le bois de l’œuvre, tout est un éternel recommencement au rythme des heures qui passent. Combien de temps avons-nous avant que tout soit perdu et qu’il soit trop tard pour réparer les dégâts ? La nature continuera sa route et effacera les traces des Hommes sur terre.
Cellule (Marie Gueydon de Dives) - © Filature du Mazel
PaysageCellule (Marie Gueydon de Dives)
L’œuvre Cellule est une architecture naturelle et une réalisation artificielle qui représente un passage entre les mondes intérieur et extérieur. Poser ou opposer en interrogeant les notions de limite, de porosité et d’ouverture.
Cette œuvre vous invite à entrer à l’intérieur et à ressentir l’extérieur. Être l’œil qui contemple, l’oreille qui reçoit, la conscience qui objective la réalité.
Vue depuis Font de Trépaloup - nathalie.thomas
FloreL'évolution de la végétation
Au col se dresse un menhir de schiste. Au nord, dans le ravin de Trépaloup, des silex taillés témoignent de la fréquentation de cette région dès la préhistoire. Des analyses palynologiques (études de pollens fossilisés dans les tourbières) ont permis de reconstituer la végétation de l'Aigoual entre 8000 et 5000 av. J-.C. Le pin domine, accompagné du bouleau et du noisetier. Puis, le peuplement de pins diminue progressivement. Le climat humide se réchauffe et favorise l'extension du chêne et du noisetier. Enfin, le renforcement de humidité et de la nébulosité en altitude permet le développement du sapin et du hêtre. Dès la fin du 1er siècle av. J.-C., l'apparition d'un pourcentage important de graminées met en évidence le recul de la forêt en faveur des pâturages et des pelouses. C'est le début des grandes déforestations.

Assise (Marie-Hélène Richard) - © Filature du Mazel
PaysageAssise (Marie-Hélène Richard)
Les chemins ouvrent loin des villes la voie à de nouveaux rythmes. Une autre vision de la vie ou le temps nous donne la respiration de la contemplation, des pierres, des arbres et des ciels omniprésents. Une expérience physique du face à face avec la nature. Un banc de bois et de branches dont le dossier s’affine et s’élève vers le ciel comme pour redevenir arbre.
Bassin versant (Xavier Réche) - © Filature du Mazel
EauBassin versant (Xavier Rèche)
Par son implantation et son nom, cette installation évoque la ligne de partage des eaux Atlantique/Méditerranée toute proche. Une « embarcation », réduite à la structure de sa charpente en suspens, sans les bordés ni le plat-bord, s’incline dans la direction des eaux de ruissellement. Elle souligne les traces des premières ramifications d’un immense réseau hydrographique.
Jonc - Bruno Descaves
EauLa source du fleuve Hérault
Après avoir emprunté une draille (chemin de transhumance ovine) et traversé deux pistes de ski imbriquées dans la hêtraie, observez ici une petite zone humide. La source de l’Hérault se trouve à seulement 200 mètres. Les joncs et les saules sont caractéristiques des milieux humides. Entre terre et eau, ces habitats jouent un rôle écologique majeur : biodiversité, épuration des eaux, régulation des crues...
La chouette de tengmalm - Gaël.Karczewski
FauneLa chouette de Tengmalm
Les loges de pic abandonnées sont une aubaine pour de petits mammifères et d’autres oiseaux comme la chouette de Tengmalm. Une chouette nordique venue s'installer à huit cent mètres d’altitude. Discrète, elle se cantonne au cœur des massifs forestiers. Elle est repérable à son chant sonore et doux en mars. Pour favoriser le maintien de cette espèce, le Parc national des Cévennes et l'Office national des forêts préservent les arbres à loges des coupes et la vieille forêt.
Maison forestière de la Serreyrède - © Jacques de Joly AgricultureLa Serreyrède
Avant 1861, la maison au col de la Serreyrède est habitée par deux familles de paysans. Ils avaient quelques bêtes et cultivaient un jardin potager, dont on retrouve les terrasses au dessus de la piste de la Caumette. À partir de 1861 la ferme est habitée par un garde forestier. Ce n’est qu’en 1883 qu’elle est rachetée par les Eaux et Forêts pour en faire une maison forestière. Ce fut d’ailleurs l’un des quartiers généraux du forestier George Fabre lors du reboisement de l’Aigoual. Aujourd’hui, le Parc national des Cévennes, l’Office du Tourisme et l’association « Terres d’Aigoual » se sont associés pour faire revivre la Serreyrède, avec l’aide de la Communauté de Communes Causses Aigoual Cévennes – Terres solidaires.

Boutique des producteurs - © Nathalie Thomas AgricultureAssociation "Terres d'Aigoual"
Le Parc national des Cévennes loue une partie du bâtiment à l'association permettant aux agriculteurs locaux d'écouler leurs produits en vente directe. Elle regroupe des agriculteurs souhaitant mieux valoriser leur production et partager leur savoir faire. Ils ont envie aussi de faire partager leur vision de l'agriculture:
- qualité dans leurs productions,
- exploitation de taille humaine,
- entraide.
Venez découvrir leurs produits !

HistoireDu taillis à la futaie de hêtres
Balise n° 1
Vers 1850, avant le reboisement, les cévenols utilisent massivement la ressource en bois pour le chauffage et l’industrie, notamment dans les filatures. Peu à peu, ne subsistent que quelques taillis de hêtre, coupés tous les 25 à 40 ans. De plus, le pâturage de dizaines de milliers de brebis réduit encore le tapis herbacé. Ce couvert végétal très fragilisé subit aussi le flot d’importantes précipitations : les épisodes cévenols. C’est dans ce contexte que va commencer le long travail des forestiers. Pour diminuer les risques et réinstaller un couvert forestier durable, la première technique possible est de partir de l’existant, et de convertir les taillis « ruinés » en futaies.
Savoir-faireForêt de production
Balise n° 2
Une autre technique pour obtenir un couvert forestier pérenne est la plantation ou le semis. Ce travail s’opère soit sur terrain nu, soit dans les peuplements existants. Lors des programmes de reboisement, la tâche fut gigantesque, nécessitant 900 000 journées de travail, la plantation de 60 millions de résineux et 7 millions de feuillus, et le semis de 38 tonnes de graines ! L’épicéa et les pins, qui supportent la plantation en pleine lumière et poussent assez vite, furent largement utilisés. Le sapin a été préféré sous couvert forestier.
Milieu naturelFutaie irrégulière
Ce peuplement forestier comporte des arbres très divers par leur diamètre, leur hauteur et leur âge. Les essences sont mélangées : le sapin domine, mais le hêtre est aussi présent, ainsi que le sorbier des oiseleurs et l’alisier blanc. On parle dans ce cas d’une « futaie irrégulière ». Cette orientation forestière a plusieurs intérêts : pérennité du couvert forestier, résistance à l’érosion des sols, meilleure résistance vis-à-vis des tempêtes ou des attaques de parasites, régularité de la production… Dans la petite clairière sur la gauche du sentier, avec la lumière qui arrive au sol, la régénération naturelle du hêtre et du sapin s’installe : le renouvellement de la forêt est assuré.

Village de l'Espérou - Béatrice Galzin
HistoireL'Espérou
Le village de L’Espérou se situe à la jonction entre les communes de Dourbies et de Valleraugue. Il est traversé par une draille de transhumance, voie de circulation des bergers avec leurs troupeaux lors des estives. Comme beaucoup de villages gardois, deux lieux de cultes, l’un catholique, l’autre protestant, se font face. Les alentours du village bénéficient d’un espace varié propice aux activités de pleine nature et aux manifestations sportives.

Vue sur le col de l'Airette - © Nathalie Thomas
HistoireCol des Tempêtes
Entre le col de l'Airette et le col des Tempêtes, on peut noter la présence de bâtiments ruinés sous la piste. Il s'agit des vestiges d'anciennes bergeries où s'abritaient la nuit, ou par mauvais temps, les troupeaux qui montaient de la vallée. (Jérôme Reversat)

Vue sur Aumessas - © Nathalie Thomas
HistoireArrigas
Au siècle dernier, les mines de cuivre étaient le plus gros employeur de la vallée. Elles ont fermé au début du XXe siècle entraînant le déclin économique d'Arrigas. Les bacs de lavage du minerai sont encore visibles le long de la D 189, à la sortie du village, en direction de Peyraube. Le chemin de fer n'a pas amené la prospérité escomptée, puisque pour des raisons techniques, une gare n'a pas pu être construite à Arrigas. Pour prendre le train, il fallait aller à pied jusqu'au village voisin d'Aumessas. (Jérôme Reversat)

Le viaduc de Lavassac - Nathalie Thomas
HistoireLe viaduc de Lavassac
De style "Eiffel", cet ouvrage fut construit à la fin du XIXe siècle, pour la ligne de chemin de fer, d'une porté de 80 mètres pour un poids de 418 tonnes d'acier. Un propriétaire de terrains au-dessous du pont aurait gagné un procès pour le préjudice causé par l'ombre de cet ouvrage.
Aujourd’hui la partie entre Arre, Bez et Esparon et Molières-Cavaillac, a été aménagé en voie verte. Sur 3,5 km, vous pouvez la parcourir en famille, sans danger, peu de dénivelés et deux tunnels éclairés à l'énergie solaire.
Pont de Mousse - Nathalie Thomas
GéologieLe Pont de Mousse
Le pont naturel en pierre de tuf a été décrit par M. Chante, en 1933 : « … un tout petit sentier conduit au ruisseau de Vézénobre sur lequel des blocs de tuf recouverts d'une abondante végétation ont formé le pont de mousse... l'arche porte un canal d'irrigation et des milliers de gouttelettes cristallines tombent incessamment de la voûte dans le ruisseau qui, à 50 mètres de là, forme cinq cascades... » Toute la colline est constituée de cette pierre qui a servi à bâtir les murs des terrasses avoisinantes. Au XIVe siècle et XVe siècle, un moulin à blé appelé « moulin de la Rode » existait près du pont.
Description
Seule la portion du chemin allant de Laubert à Blandas est ici présentée, représentant 7 étapes.
Bien prendre la trace GPX, les contournements ne sont pas balisés.
Pour plus d’information sur les étapes, kilomètres, tracés et difficultés:
https://www.la-gtmc.com/itineraire/grande-traversee-du-massif-central-gravel
- Départ : Laubert
- Arrivée : Blandas
- Communes traversées : Laubert, Allenc, Mont Lozère et Goulet, Chadenet, Lanuéjols, Saint-Étienne-du-Valdonnez, Les Bondons, Cubières, Pont de Montvert - Sud Mont Lozère, Bédouès-Cocurès, Florac Trois Rivières, Gorges du Tarn Causses, Ispagnac, Mas-Saint-Chély, Hures-la-Parade, Meyrueis, Gatuzières, Fraissinet-de-Fourques, Rousses, Bassurels, Val-d'Aigoual, Saint-Sauveur-Camprieu, Dourbies, Bréau-Mars, Arphy, Aumessas, Arrigas, Alzon, Arre, Bez-et-Esparon, Molières-Cavaillac, Avèze, Le Vigan, Roquedur, Saint-Bresson, Pommiers, Montdardier, Rogues et Blandas
Météo
Profil altimétrique
Recommandations
Attention aux troupeaux et aux chiens de protection au travail !
Soyez attentifs lors de vos sorties, vous pouvez être amenés à rencontrer des troupeaux protégés par des chiens de protection (patous). Si vous êtes approchés par des patous, arrêtez de courir ou descendez de vélo et marchez tranquillement pour vous éloigner du troupeau. Surtout, ne menacez pas les chiens avec un bâton ou des cailloux, cela renforcerait leur sentiment de menace.
Pour tout savoir sur le comportement à adopter, cliquez ici
En cas d'incident, vous pouvez le signaler auprès des services de l’État en cliquant ici
Adaptez votre équipement à la randonnée de plusieurs jours et aux conditions météo. N'oubliez pas que le temps change vite en montagne. Pensez à emporter de l'eau en quantité suffisante. Refermez soigneusement les clôtures et les portillons. Ralentir dans les fermes et les hameaux.
Lieux de renseignement
Maison du tourisme et du Parc national des Cévennes, La Serreyrède
Col de la Serreyrède, 30570 Val d'Aigoual
La Maison de l'Aigoual abrite l'office de tourisme Mont Aigoual Causses Cévennes et la maison du Parc national. C'est un espace d’accueil, d'information et de sensibilisation sur le Parc national des Cévennes et ses actions, sur l'offre de découverte et d'animation ainsi que les règles à adopter en cœur de Parc.
Sur place : expositions temporaires, animations au départ du site et boutique
Maison du tourisme et du Parc national, Florac
Place de l'ancienne gare, N106, 48400 Florac-trois-rivières
Une expo interactive présente le Parc national des Cévennes et ses actions.
Sur place : Une boutique, librairie découverte et produits siglés PNC.
Ouvert toute l'année (se renseigner sur les jours et horaires en saison hivernale).
Office de tourisme Coeur de Lozère, Mende
BP 83, place du Foirail, 48000 Mende
Les relais d'information sont des offices de tourisme ou sites partenaires du Parc national des Cévennes, qui ont pour mission l'information et la sensibilisation sur l'offre de découverte et d'animations ainsi que les règles à adopter en cœur de Parc.
Ouvert toute l'année (se renseigner pour les jours et horaires d'ouverture en période hivernale)
Office de tourisme Des Cévennes au mont Lozère, Le Pont-de-Montvert
le Quai, 48220 Le Pont de Montvert sud mont-Lozère
Ouvert toute l'année (se renseigner pour les jours et horaires d'ouverture en période hivernale)
Office de tourisme Sud Cévennes, Le Vigan
Maison de pays, place du Marché, BP 21, 30120 Le Vigan
Les relais d'information sont des offices de tourisme ou sites partenaires du Parc national des Cévennes, qui ont pour mission l'information et la sensibilisation sur l'offre de découverte et d'animations ainsi que les règles à adopter en cœur de Parc.
Ouvert toute l'année (se renseigner pour les jours et horaires d'ouverture en période hivernale)
Transport
De nombreux bus desservent cette traversée. Attention aux périodes de passage et au transport des vélos.
Toutes les informations sur
https://lio.laregion.fr/
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