
Des Cévennes au Mont Lozère
Les 26 patrimoines à découvrir

HistoireLes Esparnettes
Ce quartier se situe à l’emplacement des
« terres paranettes », c'est-à-dire des terres non cultivées, faisant jadis partie du domaine du château. Avec l’exploitation des mines, la population augmente : les maisons remplacent les jardins et sont construites en hauteur. Le quartier actuel s’étend du début de la rue jusqu'à l’église.Panneau n°12

PaysageÉvolution du paysage
Le schéma d’évolution du village qui figure sur le panneau a été réalisé en rapprochant le compoix (document de base de la fiscalité entre le XIVe et le XVIIe siècle), les cadastres napoléoniens de 1815 et 1830 et le cadastre actuel…
Panneau n°11

Sentier vers la mine - © E. Balaye
HistoireOn recrute!
Durant le XIXe siècle, le statut de mineur offrait plus d’avantages que celui de paysan : on obtenait son salaire directement. L’usine de Vialas, comme les entreprises de son époque, avait développé des politiques paternalistes qui ont conduit à l’abandon du statut de paysan et à la prolétarisation de son personnel. A son apogée en 1866, l’usine compte 522 employés répartis sur plusieurs postes. Les difficultés de l’entreprise dès la fin du XIXe siècle ont eu des répercussions sur la démographie de la commune. Elle perd, en une cinquantaine d’années, près de 40% de sa population qui migre probablement vers les bassins miniers d’Alès.
Moulin de Bonijol - nathalie.thomas
ArchitectureMoulin Bonijol
Situé sur une parcelle de la propriété Bonijol, ce moulin fait partie du hameau de Figeirolles. Une association créée en 2000, restaure ce site et l'anime. Sa particularité d'être un moulin de montagne, le rend d'autant plus remarquable. Son fonctionnement est rendu possible par un ingénieux système de construction, pour récolter et stocker l'eau. Il possède deux jeux de meule, un pour la farine de châtaigne, l'autre pour la farine de seigle. (www.moulinbonijol.fr)
Relais de l'Espinas - Relais de l'Espinas
ArchitectureHameau de L'Espinas
Implanté sur une voie de communication utilisée à travers les siècles, le hameau de l’Espinas servait de relais d’étape pour les voyageurs et transhumants qui circulaient entre les plaines et les pâturages d’altitude. Il est situé sur l’une des branches de la draille de Jalcreste, chemin de transhumance ancestral empruntant la crête.
NT
HistoireLa RN
Depuis la création de la route nationale, le Collet s’est développé le long de cet axe. Cette route de fond de vallée, nécessitant la construction d’ouvrage d’art au passage des ruisseaux et le creusement des passages rocheux, ne fut construite qu’à la fin du XIXe siècle. Elle permit aux habitants de la vallée de rallier la plaine, sans passer par les anciennes routes de crêtes, et d’aller travailler aux mines du bassin houiller.
La mine a transformé le paysage, elle a également marqué l’histoire économique de la Vallée Longue. Le déclin de la sériciculture, les maladies du châtaignier mais aussi la petite taille des exploitations occupées par des familles nombreuses pousseront les Cévenols à descendre travailler à la mine.
« Après la guerre de 45, il y avait 180 personnes qui descendaient à la mine dans trois cars qui les ramassaient de Jalcreste à Ste-Cécile . Ils partaient à 5h du matin et le soir à 16h30 de la Grand Combe... » (Texte de Patricia Grime)
HistoirePresbytère protestant
Le presbytère protestant, construit à la fin du XIXe siècle, joue un rôle majeur dans l’accueil des Juifs lors de la Seconde Guerre mondiale. Quarante-deux Juifs arrivent à St-Germain et vivent librement au sein du village durant l’Occupation (1942-1944). Ils sont intégrés grâce à la participation de toute la population. Récemment, le presbytère a été transformé en lieu d’accueil pour personnes dépendantes.
PaysageVillage
Dans l’épingle à cheveux, une vue se déploie sur la partie sud du village. La comparaison avec d’anciennes cartes postales montre qu’il a subi peu de modifications depuis son implantation. À partir du milieu du XIXe siècle, l’exode rural entraîne la fermeture des milieux agricoles, marquée par l’envahissement progressif de la forêt et des taillis.
© Mémoire vivante
HistoireCasseur de pierres
Balise n° 9
Les déplacements se faisaient essentiellement à pied. Le vélo commençait à se populariser. Heureux celui qui rentrait sans crevaison, due aux< clous perdus par les sabots et les galoches. La plupart des voies de circulation étaient empierrées. Les Ponts et Chaussées, l'administration chargée de leur entretien, employait des jeunes pour sortir des galets de la rivière puis le cafetier/casseur de pierres pour les réduire en morceaux plus ou moins gros selon les besoins. Les chemins communaux, à la charge des municipalités, étaient entretenus pas les habitants riverains qui bénéficiaient d'un dégrèvement d'impôts locaux pour ces journées de prestations.
© Mémoire vivante
HistoireMontgolfière
Balise n° 10
La fête votive se déroulait en juillet, pendant 3 jours, le samedi à la placette, le dimanche rive gauche et le lundi au pied du village, afin que chaque café puisse en profiter. Elle était organisée par les conscrits, jeunes de 20 ans qui avaient passé le Conseil de Révision avant le départ au régiment. Les musiciens, souvent 2 ou 3 gars du pays, animaient le bal et la tournée des fougasses dans toute la commune. Le lâcher d'une petite montgolfière clôturait la fête.
Foire - © Mémoire vivante
HistoireCafé Gely et les foires
Balise n° 11
Il y avait 10 foires dans l'année, d'importance variable. Le village n'ayant pas de foirail, les animaux étaient répartis selon leur catégorie : ovins et caprins «au pied du village», porcelets sur les berges du Gardon. Les paysans traitaient leurs affaires dans les bistrots. Souvent, les femmes participaient aux « patches » (négociations commerciales) puis rentraient chez elles avec l'argent. Calixte Tinel achetait des chèvres à différents vendeurs. A la fin de la foire, il offrait des sucettes aux enfants qui l'aidaient à encaminer (guider) le troupeau hors du village. Les forains et jeux de foire (quilles cévenoles) s'étalaient le long de la route et sur la placette.
© Mémoire vivante
HistoireBrandade
Balise n° 12
Jusqu’à la fin du XIXe siècle, on séchait les aliments en les salant pour les conserver. La morue ou cabillaud est un poisson des mers du nord. Les pêcheurs de ces régions venaient s’approvisionner en sel sur les salins d’Aigues-Mortes, et troquaient leurs poissons contre du sel. La recette de la brandade de morue fut mise au point vers 1766. Elle consiste à effilocher la morue préalablement dessalée puis pochée, à ajouter de l’huile d’olive et à brandir le tout avec une cuillère en bois. « Brandir » en provençal signifie « remuer » d’où le nom de « brandade ».
Caïfa par Edith Bouvier - © Mémoire vivante
HistoireLe caïffa
Balise n° 13
Le Caïffa dépendait de la société « Au Planteur de Caïffa » qui initialement était un torréfacteur. Le gérant de la boutique parcourait la campagne avec sa carriole au nom de l'enseigne pour vendre ses produits.
Sainte-Croix - © Mémoire vivante
HistoireMétiers d'alors
Balise n° 14
Le village voyait passer au fil des saisons « le pelharot », ramasseur de peaux de lapins, le « cadiéraïre » qui fabriquait et réparait les chaises, l'« estamaïre » qui faisait fondre l'étain pour étamer les couverts. Un couple de colporteurs aux valises remplies de dentelles, mercerie et linge de maison élisait domicile à l'hôtel, le temps de sillonner à pied les campagnes environnantes. Autre figure emblématique de cette époque, le docteur Atger se rendait à cheval chez les malades éloignés. Afin de retenir le médecin, le conseil municipal, en 1920, lui avait voté une dotation annuelle de 350 francs.
Matériel du barbier - © Mémoire vivante
HistoirePolyvalence
Balise n° 15
La polyvalence était monnaie courante et si on allait au bistrot, ce n'était pas toujours pour y boire un coup mais aussi pour se faire raser ou couper les cheveux, ou pour la réparation de son vélo.
© Mémoire vivante
HistoireBoucher négociant
Balise n° 16
Le boucher local, qui était aussi négociant, assurait aussi l'abattage quand il avait le temps. Deux bouchers ambulants passaient tous les 15 jours au village.
© Mémoire vivante
HistoireLa vigne
Balise n° 17
À cette époque, tous les bancels étaient cultivés. Les vignes en occupaient une grande partie, en rangées bien alignées et bien entretenues au bigot. Le bigot, pioche à 2 becs, était l'outil favori du paysan pour le travail de ses terres. Il était régulièrement rechaussé c’est à dire rallongé par apport de métal à la forge par le maréchal ferrant. Au bord des murs étaient plantés des treilles et des « cabayous » (espaliers), afin de profiter du moindre carré de terre. Les raisins étaient récoltés pour faire le vin.
© Mémoire vivante
HistoireProcureur
Balise n° 18

Le mûrier - © Mémoire vivante
Savoir-faireDu mûrier à la soie
Balise n° 19
Toute maison à vocation agricole avait sa magnanerie, souvent tout un étage, où l'on élevait les vers à soie. Les mûriers, blancs ou noirs, procuraient la feuille, seule nourriture des chenilles jusqu'au stade du cocon. Ce dernier est un seul fil de soie qui enferme la chenille pendant son stade de chrysalide. Le papillon, à sa naissance, troue le cocon pour s'en évader. Pour l’utilisation en filature, la nymphe doit être étouffée afin que le fil ne soit pas coupé pour pouvoir être dévidé. Le travail dans la filature consiste à dévider les longs fils des cocons pour en faire des écheveaux de soie.
HistoirePlace de l'Orient
Balise n° 9
Sur cette place où s’est tenu depuis le XVIe siècle le marché aux porcs, se dressait la troisième fontaine de Barre. A l’entrée de la grande rue s’élevait la porte des Cévennes, détruite en 1836 parce qu’elle gênait le passage des charrettes. Les maisons jouxtant cette porte, et celle de Florac, ont été réquisitionnées lors de la guerre des Camisards afin de loger les soldats du Roi. Barre a été à cette époque, l’une de leurs principales garnisons.
HistoirePlace de la Madeleine
Balise n° 5
La fontaine date du XVIIIe siècle. La tête de Marianne, personnification de la République, a été ajoutée à la fin du XIXe s. A la même époque, un peuplier, symbole de la liberté, a été planté par la jeunesse républicaine. De cet endroit, on peut voir quelques maisons bourgeoises, qui datent pour la plupart du XVIIe et du XVIIIe siècles. Elles témoignent du passé florissant de ce village, qui comptait une vingtaine de voituriers (marchands-transporteurs) qui descendaient vers la plaine, chargés de laine et de châtaignes, et remontaient avec du sel, du vin et de l’huile. De larges porches permettaient d’abriter les attelages et les charrettes. Les jours de foires, le marché aux grains s’installait sous ces voûtes et sous celles de la mairie.
HistoireChâteau
Balise n° 6
Édifié au XIIe et au XIIIe siècle, il a été entièrement reconstruit vers le début du XVIe siècle. De 1710 à 1715, il a été remanié par le seigneur de Barre qui a fait graver ses armoiries au-dessus de la porte d’entrée. A cette époque, deux tours ont été ajoutées. Pendant la Révolution, les armoiries ont disparu, victimes d’un vigoureux martelage. Au début du XIXe siècle, la tour maîtresse a été supprimée lors d’un agrandissement.
HistoirePlace de la loue
Balise n° 1
Sur cette petite place, située à l’entrée nord-ouest du village, se tenait lors des grandes foires de printemps et d’automne, la “loue”: des bergers, des domestiques ou des ramasseurs de châtaignes attendaient, assis sur le parapet, qu’un éventuel employeur les embauche. Le village accueillait douze à quinze foires par an. Celles du printemps et de l’automne pouvaient attirer jusqu’à dix mille personnes venues des départements limitrophes, mais aussi du Var, du Vaucluse et des Bouches-du-Rhône. Ce village-rue était protégé à chacune de ses extrémités par une porte fortifiée. L’une d’entre elles se dressait près de la place de la Loue : appelée porte de Florac, détruite au début du XIXe siècle.
HistoireBarre-des-Cévennes
Dès 1530-1540, la Réforme touche ce village-rue, célèbre pour ses treize foires annuelles. Une pierre gravée comportant l’inscription « Qui est de Dieu oit la parole de Dieu – 1608 – », provenant du second temple de Barre, est toujours visible sur le mur d’une des maisons de la Grand rue. Lors de la guerre des camisards, Barre devient la « capitale » administrative des Hautes-Cévennes. Les autorités renforcent alors ses défenses et augmentent les effectifs de la garnison installée depuis 1684. Barre est le lieu de naissance du célèbre camisard et prophète Elie Marion (1678-1713).

Château de St Julien d'Arpaon - © CC Florac Sud Lozère
HistoireChâteau de Saint-Julien-d'Arpaon
Ce château du XIIIe siècle était une propriété des seigneurs d'Anduze qui possédaient en Gévaudan la baronnie de Florac. En 1618, le château est démantelé alors que la famille de Gabriac en a la propriété. Au XVIIIe siècle, le château revient par héritage à la famille de Montcalm, famille rouergate qui possède plusieurs biens en Gévaudan.
Cette famille restaurera la bâtisse mais le château subira les effets du temps et, actuellement, il est en l'état de ruines mais mieux conservé que d'autres châteaux en Gévaudan.
Le Pont-de-Monvert - A Majourel
HistoirePont-de-Montvert
Le Pont-de-Montvert est entièrement protestant à la fin du XVIe siècle. En 1702, pour une population globale de cinq cents habitants, le bourg compte seulement une trentaine d’anciens catholiques. En 1686, l’abbé du Chaila est nommé archiprêtre des Cévennes, inspecteur des missions et des chemins de traverses. Il s’approprie la maison de Jean André, notable protestant qui a refusé d’abjurer sa religion et pris le Désert. L’abbé du Chaila reconvertit la maison André en résidence administrative mais surtout en lieu de détention et d’interrogatoire.
Description
Cette boucle exigeante, par son kilométrage et son dénivelé, vous fera découvrir la diversité des paysages cévenols.
Vous suivrez rivières et gardons, et passerez de vallée en vallée par des magnifiques cols. Vous serez principalement sur des routes de bonne qualité, attention toutefois à quelques portions de petites routes, légèrement moins bien revêtues, qui demandent de ralentir l'allure.
Pour cette boucle des variantes plus longues ou plus courtes peuvent être envisagées, en coupant certaines portions.
- Départ : Pont de Montvert Sud Mont Lozère
- Arrivée : Pont de Montvert Sud Mont Lozère
- Communes traversées : Pont de Montvert - Sud Mont Lozère, Vialas, Ventalon en Cévennes, Saint-Privat-de-Vallongue, Saint-Michel-de-Dèze, Le Collet-de-Dèze, Saint-Martin-de-Boubaux, Saint-Germain-de-Calberte, Saint-Étienne-Vallée-Française, Moissac-Vallée-Française, Sainte-Croix-Vallée-Française, Molezon, Gabriac, Le Pompidou, Barre-des-Cévennes, Cans et Cévennes, Florac Trois Rivières et Bédouès-Cocurès
Météo
Profil altimétrique
Recommandations
Avant de vous engager sur un circuit, vérifiez qu'il est adapté à votre activité et à votre niveau. Respectez le code de la route et les autres usagers ; contrôlez votre vitesse et trajectoire. Faites en sorte d'être vu, et en groupe, privilégiez la file indienne. N'oubliez pas que le temps change vite en montagne. Pensez à emporter de l'eau en quantité suffisante. Bonne route !
Itinéraire non balisé
Lieux de renseignement
Office de tourisme Des Cévennes au mont Lozère, Le Pont-de-Montvert
le Quai, 48220 Le Pont de Montvert sud mont-Lozère
Ouvert toute l'année (se renseigner pour les jours et horaires d'ouverture en période hivernale)
Accès routiers et parkings
Depuis Florac, direction Pont-de-Montvert - Sud-Mont-Lozère par la D 998.
Depuis Génolhac, direction Pont-de-Montvert - Sud-Mont-Lozère par la D 906, puis D 998 en passant par Vialas, La croix de Berthel.
Parking du Temple conseillé
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